mardi 5 mai 2009

Allaitement

L'allaitement est quelque chose de très important pour moi. Je ne me suis jamais posée la question de savoir si le jour où j'aurais des enfants j'allais allaiter ou pas : pour moi c'était une évidence. J'ai vu ma mère allaitée ma soeur et mon frère; je me souviens d'ailleurs que quand elle prenait du galactogyl, elle m'en donnait toujours un petit peu (Miam!, je me souviens encore du goût et pourtant c'était il y a 16 ans :-) )

Quoi de plus naturel et de plus économique que d'allaiter son bébé? Mais j'avoue que je n'ai jamais pensé que ça pouvait ne pas être facile. Je me disais que, grâce à mes cours, je connaissais toute la théorie et qu'il suffisait de la mettre en pratique. J'ai commencé à douter en voyant les difficultés que mes copines ont rencontrées.



Quand Louis est né, nous avons fait 2h de peau à peau. Etant donné qu'il y avait d'autres accouchements, nous sommes restés vraiment tous les 3 tous seuls. Je me souvenais de mes cours : importance de la mise au sein précoce pour lancer la lactation, lutter contre l'hypoglycémie, favoriser l'émission du méconium,... et puis le colostrum il n'y a rien de meilleur, c'est plein d'anticorps. Et aussi du réflexe de fouissement qui dure pendant 6h avant de diparaître pour 48h. J'ai donc voulu le mettre rapidement au sein ; Sébastien m'aide pour l'installer. Louis s'accroche bien. Aïe! ça pince!!! mais je suis encore shootée par mes endorphines, ça ne me paraît pas insurmontable.

Une fois remontée en chambre, je lui redonne le sein. Mon frère et ma soeur sont là, je ne suis donc pas très concentrée. En 30secondes, Louis me fait un beau suçon sur le sein droit. Re aïe! ce coup-ci c'est vraiment douloureux. Toutes les tétées qui vont suivre vont être terribles. Je serre les dents en chronomettrant les 5min à chaque sein. Pourtant je l'installe bien avec le coussin d'allaitement, je varie les positions, il a bien le sein en bouche mais rien n'y fait... Je me tartine de crème Lansinoh. Dès le 3ème jour, je me procure des bouts de sein en cire d'abeille (ça s'achète en Espagne, ça a des propriétés cicatrisantes mais il vaut mieux les mettre avant l'accouchement pour taner la peau. Moi je les ai mis en même temps que la montée de lait et en fait ça appuyait sur mes seins bien tendus donc c'était douloureux). Le 4ème jour, j'envoie mon mari m'acheter des bouts de sein en silicone et là c'est le miracle : finie la douleur!!!

En même temps, j'étais bien inquiète de ce qu'il pouvait prendre car pas de pipi pendant 48h et pas de méco pendant 24h. Moi qui ai l'habitude des couches bien pleines de bébés perfusés. Louis ne me semblait pas affamé mais je ne savais pas quoi penser. J'ai appris que les quantités de colostrum sont trop faibles pour avoir des gros pipis.

La montée de lait s'est fait très vite : le soir de J2. J'ai porté les coquilles d'allaitement jusque-là pour stimuler et je pense que le gros calin en écharpe a bien aidé aussi. J'avais l'impression que mes seins allaient exploser. Du coup j'ai arrêté les granules homéopathiques que je prenais pour favoriser la lactation. J'ai diminué ma consommation d'eau sur les conseils de la sage-femme. J'ai enlevé les coquilles d'allaitement. J'ai arrêté de lui proposer les 2 seins à chaque fois pour passer à une tétée plus longue sur un seul sein. Comme mes seins commençaient à être bien rouges et chauds, j'ai décidé de tirer le lait de l'autre sein pendant la tétée. Du coup, j'ai déjà 1,5L de réserve de lait au congélateur.

Louis tète très bien, il est bien vigoureux, assez régulier (réclame toutes les 3 à 4h). Je commence à retirer petit à petit les bouts de sein. La production de lait reste importante mais c'est adaptée à lui et je n'ai plus besoin de tirer le lait de façon systématique. Et puis sa prise de poids et ses couches me prouvent qu'il mange tout ce qui lui faut.
Les débuts ont été compliqués mais on commence à trouver nos marques, je commence à y prendre du plaisir et à voir le côté pratique notamment quand on est en ballade.

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