mardi 18 mai 2010

Kokopelli

Mon amie Anne m'avait parlé de l'association Kokopelli donc quand j'ai vu leur stand dans un salon il y a quelques mois, je m'y suis attardée.


Si vous voulez en savoir un peu plus, voici un petit résumé de Wikipedia.





Kokopelli est une association française qui distribue des semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique. Elle a été créée en 1999. À la suite de dispositions législatives nouvelles, elle a pris la suite de Terre de Semences qui œuvrait depuis 1994 pour préserver la biodiversité semencière et potagère (Terre de Semence a fermé ses portes en 1998 suite aux menaces du GNIS et de la FNPSP).
L'association milite et agit très concrètement pour :
- contribuer à la sauvegarde de la biodiversité planétaire,
- rendre accessible aux jardiniers européens des variétés anciennes de plantes et en particulier des variétes potagères, devenues rares,
- redonner des semences traditionnelles aux paysans du Tiers monde(Inde, etc.),
- favoriser la naissance de réseaux paysans pour préserver la culture de variétés anciennes et de semences traditionnelles dans le Tiers monde,
- mettre en place des centres de ressources génétiques dans le Tiers monde,
- préserver l'existence des semences non OGM et l'agriculture paysanne.
L'association Kokopelli distribue commercialement des semences bios dans toute l'Europe et a une antenne en Belgique. La finalité de ses autres antennes en Inde, au Népal et au Brésil est strictement de distribuer des semences gratuites, de favoriser la création de banques de semences communautaires et de promouvoir des techniques d'Agroécologie tempérée et tropicale. Ce sont des centaines d'adhérents et d'adhérentes de Kokopelli qui produisent également des semences dans leurs jardins familiaux au titre de la solidarité internationale. Ces semences sont envoyées dans les communautés rurales du Tiers-Monde qui en font la requête.


En 2003 et 2004 les services de la répression des fraudes ont établi des procès verbaux pour vente illicite de variétés non inscrites au catalogue officiel et défauts de marquages de noms de variétés. L’association Kokopelli a été poursuivie pour ces faits, le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS) et la
Fédération nationale des professionnels de semences potagères et florales (FNPSP) se sont constitués parties civiles. Par ailleurs, le 9 décembre 2005, le semencier Baumaux a assigné en justice l'association Kokopelli pour concurrence déloyale.

L'association Kokopelli revendique et défend le droit des générations à naître de choisir leur alimentation, en libérant la semence. En réaction à ce procès, Kokopelli qui au départ n'est pas une société commerciale et qui a pour vocation, avec ses partenaires jardiniers et institutionnels de préserver la biodiversité, comme le préconisent les instances internationales, a lancé une pétition auprès du public en réaffirmant le sens écologique et l'intérêt public de sa démarche, notamment pour préserver l'avenir. L'association estime qu'elle n'a pas vocation à devenir abonnée des prétoires et que son financement et ses forces devraient être consacrés à transmettre un bien génétique reproductible, plus riche que celui dont l'humanité a hérité. Kokopelli pense que la semence est un patrimoine inaliénable de l'ensemble de l'humanité et défend génétiquement, techniquement et biologiquement ce patrimoine, réalisant de fait une mission de service public qui devrait, selon elle, être assurée par l'État.

Dans un premier temps, un jugement du tribunal d'Alès du 14 mars 2006, a relaxé l'association ; mais le 22 décembre 2006, la Cour d'appel de Nîmes a déclaré le président de l’association Kokopelli, Dominique Guillet, coupable, sur procès-verbal de la répression des fraudes, d’avoir commercialisé des semences de variétés non autorisées en violation de la législation et l’a, en conséquence, condamné à 3 426 amendes de 5 euros chacune. Rappelons que dans ce procès, l'Association Kokopelli était poursuivie par le GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences) et la FNPSP (Fédération nationale des professionnels de semences potagères et florales).
En Cour de Cassation, l’association a dénoncé le fait que le GNIS, qui ne tient d’aucune disposition législative ou réglementaire le droit de se constituer partie civile, n’avait aucune qualité pour agir. Et sur ce point, KOKOPELLI a eu gain de cause. En effet, la Cour de Cassation, dans un arrêt en date du 4 décembre 1989, avait déjà estimé que l’action civile du GNIS était irrecevable. Elle a donc rappelé, le 8 janvier 2008, que « cet organisme n’est pas habilité par une disposition particulière à exercer les droits de la partie civile à l’égard des infractions qui portent atteinte aux
intérêts qu’il a pour mission de protéger ». Ce groupement (mi étatique-mi professionnel et sous l'égide du Ministère de l'Agriculture) se trouvait donc renvoyé dans ses buts après avoir, notons-le bien, harcelé Kokopelli pendant de très nombreuses années. La FNPSP, obtenait en revanche la condamnation de Dominique GUILLET à lui verser 3.000 € au titre des frais engagés pour la défense de ses prétentions. L’Etat, de son côté, obtenait de la Cour de Cassation la confirmation de l’arrêt de la Cour d’Appel de Nîmes, soit la condamnation du président de l’association à payer une amende de 17.130 euros. A ce jour (janvier 2010) l'Etat Français n'a pas jugé opportun de recouvrer cette somme auprès de l'Association Kokopelli.
Quant au second procès, initié par la société Baumaux, en février 2008, Kokopelli a été condamnée à verser 12 000 euros au grainetier Baumaux. Kokopelli a fait appel et l'affaire est en cours : Baumaux demande 100 000 euros de dommage intérêts et la suspension des activités de l'Association Kokopelli. Dans le petit monde de la semence bio, la société Baumaux est actuellement en plein cœur d'une polémique: Baumaux a envahi la toile en "sécurisant/achetant" auprès de Google, Orange et Voila les termes Kokopelli, Kokopeli (avec un seul l), semences, semences bio, graines, graines bio, etc. Il a fait de même pour le nom du semencier bio "Biau Germe". Baumaux a de plus déposé auprès de l'INPI la marque "Tomate Kokopelli" qu'il présente dans son catalogue et sur son site internet comme un mélange de variétés non identifiées: une pratique pour le moins étonnante de la part de cette société qui attaque Kokopelli en justice tout en utilisant son nom.







En ce qui me concerne, je boycotte désormais les graines des grandes firmes et j'achète mes semences chez Kokopelli.

Ma dernière commande : Ciboulette, Thym (Thymus serpyllum), Amaranthe à grains (Golden Giant), Concombre, (Empereur Alexandre), Panais (Turga), Haricot d'Espagne à rames (Scarlet Emperor), Roquette, Radis rond (géant de sicile)

1 commentaire:

  1. hihi je suis contente que ça t'ai plu ! Chez nous aussi les semis sont kokopelli !

    RépondreSupprimer