dimanche 22 mai 2016

L'aventure permaculture #1

Nous avons construit notre maison sur un terrain qui appartenait, à l’origine, à mon grand-père. Dans le temps, c’était une carrière à ciel ouvert d’où était extraite de l’argile qui était ensuite livrée aux Tuileries de la Négresse à Biarritz. Donc autant dire, que le sol est, sans surprise, argileux ! 
Le printemps qui a suivi notre installation, nous avons débuté notre potager. J’avais très envie de faire un potager en carrés car je trouvais ça très joli. Sébastien avait dit oui pour 2 carrés, une chose en entraînant une autre nous avons fini avec 18 carrés

Cependant, après 2 ans de culture, le bilan était mitigé :  malgré les efforts, la productivité n’était pas au rendez-vous. Il y avait peu de légumes et ils restaient petits. La terre durcissait très vite. Du coup, Sébastien voulait que l’on change de système, que l’on parte vers un potager conventionnel à travailler au motoculteur. C’est à ce moment-là qu’on me suggère l’idée de la permaculture. De fil en aiguille, nous avons découvert les vidéos de Damien, nous avons appris énormément de choses et on a décidé de se lancer.

Sébastien a enlevé au fur et à mesure les carrés existants, il a creusé l'emplacement des nouvelles planches de culture, mis du bois au fond, puis de l'herbe de tonte, puis de la terre, puis du BRF (bois raméal fragmenté, pour les non-initiés des branches d'arbre broyées),puis du compost, puis à nouveau de la terre et du BRF.
Cela revient à faire une sorte de lasagnes qui va recréer de la vie dans la terre. Les racines vont pouvoir s'enraciner en profondeur. En effet, nous avions fait venir de la terre végétale pour nos carrés potager mais une fois passés les 20 cm de végétale, les racines de nos légumes devaient s'enfoncer dans l'argile et là ça ne fonctionnait plus.





Pour les allées entre les "carrés", nous avons fait le choix de mettre du caillou. Ça peut paraître curieux surtout en permaculture mais c'est ce qui correspondait à nos besoins. Quand j'ai disposé les premiers carrés, je n'avais pas calculé l'espace suffisant pour le passage du micro-tracteur ; du coup ça complexifiait l'entretien des allées. La question est ainsi réglée : ça va nous faire gagner du temps et les courges pourront ainsi prendre leurs aises dans les allées sans que je sois obligée de les bouger pour tondre.





La terre n'est jamais laissée à nue. Elle est recouverte en permanence. Cela permet de la protéger du froid l'hiver et de la chaleur l'été. Ça garde l'humidité et comme l'eau c'est la vie, notre sol regorge de vers de terre ! Fini de travailler le sol avec le motoculteur ou de gros outils au risque d'abîmer la biodiversité. Ce sont nos vers de terre et autres petites bêtes qui se chargent de ce travail pour nous et je dois dire qu'ils sont rudement efficaces ! La terre est non seulement protégée mais aussi nourrie par ces ajouts de matières organiques. En plus, cela limite la pousse des "mauvaises herbes".
En permaculture, la paille est très souvent utilisée mais encore faut-il en avoir. Ici nous utilisons donc de l'herbe de tonte en alternance avec du BRF. Nous avons acheté avec mon père un broyeur à végétaux ce qui fait que nous ne manquons pas de BRF.





Dans un prochain billet, je vous parlerai des semis.

Je vous souhaite à tou(te)s une belle et douce journée et je vous dis à bientôt...

    


                                                                                                                                Cécile

3 commentaires:

  1. Que ce soit puériculture ou permaculture tout vous réussit .
    Félicitations à tous pour ce magnifique travail de pros et gros bisous .

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    1. Merci Francine, il faudra que tu viennes voir comment le jardin prospère.

      Bises

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  2. Super
    Ici aussi Terre hyper argileuse
    Un peu dépassés avec les jumeaux, nous ne faisons plus de potager depuis deux ans mais grâce à toi nous allons nous tourner vers la permaculture pour l'année prochaine

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